jonathan steelandt

jonathan steelandt, normographes, photographies

normographes
jonathan steelandt
photographies
exposition du 16 août au 16 octobre 2021
vernissage le lundi 30 août de 18 à 20 h 30



GEOMETRIES D’HIER

Hier au 19e siècle, Jules Ferry, ministre français, impose l’école gratuite et l’instruction primaire obligatoire. Outre la lecture, l’écriture et le calcul, vient s’ajouter un cours de dessin géométrique destiné aux élèves, aux futurs artisans d’une France alors en concurrence avec l’Angleterre.
Des ouvrages abondamment illustrés développeront quantité de tracés depuis les figures les plus simples, comme le carré et le triangle, jusqu’aux plus complexes comme l’ellipse et les cycloïdes.
De cette école il en ressortira, plus tard, dans le Nord de la France, des peintres tels Auguste Lesage, Victor Simon et Fleury Joseph Crépin. Ils ont en commun tous les trois d’avoir entendu des voix, par exemple Lesage qui s’entend dire au fond de la mine « un jour tu seras peintre ». Ils ont aussi en commun d’utiliser des instruments : la règle, le compas et des gabarits. Classés par Dubuffet dans l’art brut, ils auraient pu se retrouver – pourquoi pas ? – dans l’abstraction géométrique.
Toujours du nord de la France, Auguste Herbin commence ses études à Lille dans l’atelier de Pharaon de Winter avant d’aller à Paris. Marcel Lempereur-Haut passe par l’académie des beaux-arts de Liège, suit aussi des cours de dessin industriel, avant de s’installer à Lille. Ils ont chacun une tout autre formation et sont capables de tracés très élaborés.
Malevitch et Mondrian, plus connus, ont réalisé une œuvre importante et eut une influence considérable. Vasarely, en son temps, a semblé avoir poussé cette géométrie à son dernier degré avant même que des artistes comme Sol Lewitt et Donald Judd aillent encore au-delà avec l’extrême réduction du minimalisme.
Tout ce long rappel pour vous dire que le travail de Jonathan Steelandt s’inscrit dans le parcours de cet art à dominante géométrique et qu’il y amène une collaboration qui lui est propre.


GEOMETRIE D’AUJOURD’HUI

Aujourd’hui. Un brin de fiction. Imaginons un jeune photographe qui s’ennuierait au fond de son atelier. Un peu à court d’imagination et se demandant ce qu’il pourrait encore bien faire qui n’a pas déjà été fait. Son regard tombe sur trois normographes, un souvenir de son grand père qui était ingénieur.
Pour le lecteur ignorant, s’il en est encore, le normographe est un instrument fort bien fait qui permet de titrer des plans. Mais pourquoi faut-il accompagner des dessins très élaborés de cette manière alors qu’une main assurée n’en aurait pas besoin ? Ingénieurs et dessinateurs se sont longtemps pliés à des conventions en traçant des lettres les plus neutres possibles.
Outre le souvenir de son grand père, ce jeune photographe, Jonathan Steelandt, fait preuve de créativité en détournant ces objets de leur premier usage. Jonathan va utiliser ces normographes comme il le veut mais d’une manière si imprévisible qu’elle n’aurait jamais pu être imaginée par l’inventeur de cet outil.
Ces objets possèdent peu de couleurs. La plus présente est l’orange, la couleur de référence de la marque. Elle teinte le matériau transparent percé de quantité de signes, des lettres, des chiffres et autres formes symboliques. Il suffit lors du titrage de déplacer la règle et de poser la lettre suivante à la bonne place.
À partir des éléments : transparence, couleur orange et les autres plus discrètes, celles des bords, Jonathan commence une mise en scène en studio. Devant un fond, blanc et neutre, les règles peuvent être disposées de plusieurs manières (à découvrir en regardant les œuvres). Leur assemblage va être à chaque fois valorisé par le fond qui reçoit un nombre réduit de lumières, souvent deux sources parfois trois, sources qui provoquent une diffusion de couleurs et remplit notre regard.
Voilà pour ce qui est donné à voir. Mais fallait-il déjà en dire tant ? Ne serait-ce pas au spectateur à entrer par lui-même dans ce qui est ici montré ? En dire trop ne peut que l’en priver et n’est-ce pas déjà vider l’image de ce qu’elle peut contenir ?
Une image qui varie, c’est bien là la part d’invention de Jonathan, une image dont la couleur orange n’est pas sans évoquer (à chacun sa perception) les fonds d’or de la peinture sacrée d’autrefois.

Léon Wuidar

Le salon qui décoiffe les idées

 

Le salon qui décoiffe les idées
Le Salon d’Art de Jean Marchetti
Le salon qui décoiffe les idées
ECHOS COIFFURE JUIN.JUILLET.AOÛT 2021

camille de taeye, on en parle...

article de danièle gillemon à propos de l'exposition de camille de taeye au salon d'art dans le soir mad du mercredi 19 mai 2021
merci à danièle gillemon

article à propos de l'exposition de camille de taeye au salon d'art dans le soir mad du mercredi 19 mai 2021

 

camille de taeye

camille de taeye estampes, peintures et dessins

retour à camille de taeye
camille de taeye
estampes, peintures et dessins
exposition du 10 mai au 10 juillet 2021
vernissage le lundi 10 mai de 18 à 20 h 30

présentation de « L’œuvre estampé de Camille De Taeye », texte de Georges Meurant aux Éditions de La Pierre d’Alun.
Avec le soutien du Fonds Camille De Taeye à la Fondation Roi Bauduin.
Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles

congés annuels du 12 juillet au 16 août 2021

J’ai aimé Camille De Taeye, comme sans doute la plupart de ceux qui l’ont connu. Il fut un bon vivant, fin cuisinier et plaisant convive, ouvert et généreux, un géant respectueux d’autrui, droit libre penseur a l’humour corrosif. Excellent enseignant aux dires de quelques de ses étudiants qui furent aussi les miens, il démissionna par conviction de ses fonctions de professeur de peinture à l’École des Arts Constantin Meunier d’Etterbeek où il exerça le soir de 1981 à 1991, puis de 1992 à 1999 le jour à l’École nationale supérieure des Arts visuels de La Cambre.
De Taeye se disait dessinateur, lithographe et peintre. — Les affaires reprennent aimait-il répéter à la vente d’une de ses œuvres. L’inventaire de ses dessins et peintures, éparpillés en grand nombre durant un demi-siècle à travers une multitude d’expositions, n’en est qu’à ses débuts. Mais j’ai pu dès à présent établir le catalogue raisonné de ses estampes, sans grand risque d’erreur ou d’oubli. Quelques apories apparues dans ses archives ont été comblées par ses imprimeurs, les collections de particuliers et les recensions de ventes publiques.
L’œuvre lithographié constitue l’essentiel de son investissement dans l’édition de multiples originaux, qui comporte une composition sur zinc et quatre-vingt-six sur pierre (plus de deux mille deux cents épreuves tirées par lui-même, plus de neuf cents par des imprimeurs). Deux dessins sur pierre ont été encrés mais pas édités et un troisième n’a été ni fixé ni imprimé. Dix-neuf pointes-sèches sur cuivre ont précédé cet ensemble (vingt-huit épreuves connues tirées par lui-même) et vingt-quatre sérigraphies l’ont complété (deux mille épreuves tirées par des imprimeurs).
Cet œuvre sur papier peu diffusé demeure relativement peu connu. Le Salon d’Art en présente le catalogue. L’exposition qui l’accompagne contribuera au coût de cette édition richement illustrée, ainsi qu’au Fonds Camille De Taeye, par la mise en vente de quelques de ses dessins de montagne et peintures ainsi que de lithos qu’il a rehaussées en couleurs au crayon, à l’aquarelle et/ou la gouache.

Georges Meurant

denis pouppeville


figures bouffonnes
denis pouppeville
œuvres récentes
exposition du 15 février au 8 mai 2021
vernissage le lundi 15 février de 18 à 20 h 30

présentation de « Les squelettes cocasses », textes de Gilbert Lascault illustrés par Denis Pouppeville aux Éditions de La Pierre d’Alun.
Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles

vacances de pâques du 5 au 16 avril 2021

En 2019 et 2020, Denis Pouppeville dessine des figures bouffonnes, curieuses, drôles, troublantes pour Les squelettes cocasses, mes brèves fictions éditées à La Petite Pierre. Il est né en 1947 au Havre. Il est peintre, dessinateur, enseignant à l’École des Arts-Décoratifs de Paris et à l’Université d’Amiens. Ses œuvres ont été exposées en une centaine de galeries et de librairies. Il dessine dans divers journaux ; il a illustré de nombreux récits et poèmes... Enfant et adolescent, il a aimé Le Havre. Il a visité régulièrement le Musée-Maison de culture André Malraux du Havre ; le musée actuel est inauguré en 1961 face à la mer. Il a contemplé souvent 30 peintures de Dufy, 226 peintures d’Eugène Boudin, les œuvres de Monet, Degas, Pissaro, Villon, Van Dongen, Permeke, bien d’autres, des dessins, des gouaches.
Denis Pouppeville est parfois proche des œuvres de Jean-Gérard Granville (1803-1847), d’Odilon Redon (1840-1916), de Félicien Rops (1833-1898), de James Ensor (1860-1949), de Christian Boltanski (né en 1944), de Michel Journiac (1935-1995) ; il aime lire des textes anarchistes de Félix Fénéon (1861-1944)... Très souvent il observe les danses macabres du Moyen Âge.
En 1875, selon Baudelaire, Grandville a voulu « noter sous une forme plastique la succession des rêves et des cauchemars avec la précision d’un sténographe »... À Paris, noctambule, Rops hante les boulevards et les alcôves pour y découvrir les jeunes corps féminins de l’actualité.En 1878, il écrit : « Le nu d’aujourd’hui ne ressemble à nul autre. Il ne faut pas faire le sein de la Vénus de Milo, mais le sein de Tata qui est moins beau, mais qui est le sein du jour ». Les femmes sont, pour Félicien Rops, pour le « Beau Fély », les dévoreuses et les inspiratrices... L’autre peintre belge James Ensor est un sorcier insolent d’Ostende, le magicien des squelettes hoquetants et de ses masques « pourprés, azurés, nacrés, coquillés, huîtrés ». Ou bien Ensor rassemble la foule des masques disparates de L’Entrée du Christ à Bruxelles (1888) lorsque les banderoles inscrivent : « Charcutiers de Jérusalem... Mouvement flamand... Vive la Sociale... Fanfares doctrinaires... La Samarie reconnaissante... » Ainsi Ensor, Rops, Breughel, Rabelais, Pouppeville, d’autres, règlent les mascarades.

Gilbert Lascault

les livres de la petite pierre, on en parle...


 Roger Pierre Turine parle des livres de La Petite Pierre dans Arts Libre du 4 novembre 2020

stefan de jaeger · PROLONGATION


peanuts
stefan de jaeger
œuvres récentes
exposition du 19 octobre au 13 février 2021
visite dès le 2 décembre ou sur rendez-vous!


congés d’hiver du 22 décembre 2020 au 4 janvier 2021

présentation de « Mon oeil ! », textes Liberski Stefan De Jaeger dessins, aux éditions de la Pierre d’Alun. Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles

Tudieu Stefan de Jaeger le peintre t’aurais vu ça le mec hop hop il te klache ça zim boum paf vlam gauche droite taïaut d’assaut en avant toute vouf ça te fouchtra te coule de rouge puis là de noir de jaune de bleu de palsembleu de nom de bleu de haut en bas de bas en haut d’ici à là de but en blanc enfin de partout ça glicle ça crache ça fuse ça jette et t’éclabousse dans la caboche tu t’en souviens partout faut voir sa chemise dans quel état mon pauvre ami totale piquetée de piquetis pizzicati et ses tennis je te dis pas bonnes pour le bac enfin voilà il fait des trucs et des bazars ce gars-là il te pignoche des éclats de rose de mauve il te brosse des barres de vert là tout en-dessous du magenta et puis des crolles qui hop s’envolent et des zizis et des zozos des yeux des cieux des fentes des meufs des grappes des miches et des counous puis des chapi chapo des crottes des bottes des biques des orangettes des salut dis avec la main les pieds et des ratchas je ne sais pas quoi bon sang de bonsoir tu verrais ça des rogntudju et des soleils et puis du geste ah oui alors là ça oui du geste du geste du geste du geste de citrouille comment dis-tu de citron pardon qu’est-ce que j’ai dit j’ai dit citrouille aux temps pour moi un geste de citron voilà de poésie tu m’as compris surtout c’est là ben oui c’est là c’est fou combien c’est là cette peinture-là si ploum et ploum et tralala chez Marchetti voilà c’est dit toiles et papiers pierre et ciseaux comment dites-vous ah du blabla ça non je ne sais pas tant pis pour vous ne venez pas

Stefan Liberski

stefan de jaeger


peanuts
stefan de jaeger
œuvres récentes
exposition du 19 octobre au 19 décembre 2020
vernissage le lundi 19 octobre de 18 à 20 h 30

présentation de « Mon oeil ! », textes Liberski Stefan De Jaeger dessins, aux éditions de la Pierre d’Aun. Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles

Tudieu Stefan de Jaeger le peintre t’aurais vu ça le mec hop hop il te klache ça zim boum paf vlam gauche droite taïaut d’assaut en avant toute vouf ça te fouchtra te coule de rouge puis là de noir de jaune de bleu de palsembleu de nom de bleu de haut en bas de bas en haut d’ici à là de but en blanc enfin de partout ça glicle ça crache ça fuse ça jette et t’éclabousse dans la caboche tu t’en souviens partout faut voir sa chemise dans quel état mon pauvre ami totale piquetée de piquetis pizzicati et ses tennis je te dis pas bonnes pour le bac enfin voilà il fait des trucs et des bazars ce gars-là il te pignoche des éclats de rose de mauve il te brosse des barres de vert là tout en-dessous du magenta et puis des crolles qui hop s’envolent et des zizis et des zozos des yeux des cieux des fentes des meufs des grappes des miches et des counous puis des chapi chapo des crottes des bottes des biques des orangettes des salut dis avec la main les pieds et des ratchas je ne sais pas quoi bon sang de bonsoir tu verrais ça des rogntudju et des soleils et puis du geste ah oui alors là ça oui du geste du geste du geste du geste de citrouille comment dis-tu de citron pardon qu’est-ce que j’ai dit j’ai dit citrouille aux temps pour moi un geste de citron voilà de poésie tu m’as compris surtout c’est là ben oui c’est là c’est fou combien c’est là cette peinture-là si ploum et ploum et tralala chez Marchetti voilà c’est dit toiles et papiers pierre et ciseaux comment dites-vous ah du blabla ça non je ne sais pas tant pis pour vous ne venez pas

Stefan Liberski