camille de taeye, on en parle...

article de danièle gillemon à propos de l'exposition de camille de taeye au salon d'art dans le soir mad du mercredi 19 mai 2021
merci à danièle gillemon

article à propos de l'exposition de camille de taeye au salon d'art dans le soir mad du mercredi 19 mai 2021

 

camille de taeye

camille de taeye estampes, peintures et dessins

retour à camille de taeye
camille de taeye
estampes, peintures et dessins
exposition du 10 mai au 10 juillet 2021
vernissage le lundi 10 mai de 18 à 20 h 30

présentation de « L’œuvre estampé de Camille De Taeye », texte de Georges Meurant aux Éditions de La Pierre d’Alun.
Avec le soutien du Fonds Camille De Taeye à la Fondation Roi Bauduin.
Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles

congés annuels du 12 juillet au 16 août 2021

J’ai aimé Camille De Taeye, comme sans doute la plupart de ceux qui l’ont connu. Il fut un bon vivant, fin cuisinier et plaisant convive, ouvert et généreux, un géant respectueux d’autrui, droit libre penseur a l’humour corrosif. Excellent enseignant aux dires de quelques de ses étudiants qui furent aussi les miens, il démissionna par conviction de ses fonctions de professeur de peinture à l’École des Arts Constantin Meunier d’Etterbeek où il exerça le soir de 1981 à 1991, puis de 1992 à 1999 le jour à l’École nationale supérieure des Arts visuels de La Cambre.
De Taeye se disait dessinateur, lithographe et peintre. — Les affaires reprennent aimait-il répéter à la vente d’une de ses œuvres. L’inventaire de ses dessins et peintures, éparpillés en grand nombre durant un demi-siècle à travers une multitude d’expositions, n’en est qu’à ses débuts. Mais j’ai pu dès à présent établir le catalogue raisonné de ses estampes, sans grand risque d’erreur ou d’oubli. Quelques apories apparues dans ses archives ont été comblées par ses imprimeurs, les collections de particuliers et les recensions de ventes publiques.
L’œuvre lithographié constitue l’essentiel de son investissement dans l’édition de multiples originaux, qui comporte une composition sur zinc et quatre-vingt-six sur pierre (plus de deux mille deux cents épreuves tirées par lui-même, plus de neuf cents par des imprimeurs). Deux dessins sur pierre ont été encrés mais pas édités et un troisième n’a été ni fixé ni imprimé. Dix-neuf pointes-sèches sur cuivre ont précédé cet ensemble (vingt-huit épreuves connues tirées par lui-même) et vingt-quatre sérigraphies l’ont complété (deux mille épreuves tirées par des imprimeurs).
Cet œuvre sur papier peu diffusé demeure relativement peu connu. Le Salon d’Art en présente le catalogue. L’exposition qui l’accompagne contribuera au coût de cette édition richement illustrée, ainsi qu’au Fonds Camille De Taeye, par la mise en vente de quelques de ses dessins de montagne et peintures ainsi que de lithos qu’il a rehaussées en couleurs au crayon, à l’aquarelle et/ou la gouache.

Georges Meurant

denis pouppeville


figures bouffonnes
denis pouppeville
œuvres récentes
exposition du 15 février au 8 mai 2021
vernissage le lundi 15 février de 18 à 20 h 30

présentation de « Les squelettes cocasses », textes de Gilbert Lascault illustrés par Denis Pouppeville aux Éditions de La Pierre d’Alun.
Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles

vacances de pâques du 5 au 16 avril 2021

En 2019 et 2020, Denis Pouppeville dessine des figures bouffonnes, curieuses, drôles, troublantes pour Les squelettes cocasses, mes brèves fictions éditées à La Petite Pierre. Il est né en 1947 au Havre. Il est peintre, dessinateur, enseignant à l’École des Arts-Décoratifs de Paris et à l’Université d’Amiens. Ses œuvres ont été exposées en une centaine de galeries et de librairies. Il dessine dans divers journaux ; il a illustré de nombreux récits et poèmes... Enfant et adolescent, il a aimé Le Havre. Il a visité régulièrement le Musée-Maison de culture André Malraux du Havre ; le musée actuel est inauguré en 1961 face à la mer. Il a contemplé souvent 30 peintures de Dufy, 226 peintures d’Eugène Boudin, les œuvres de Monet, Degas, Pissaro, Villon, Van Dongen, Permeke, bien d’autres, des dessins, des gouaches.
Denis Pouppeville est parfois proche des œuvres de Jean-Gérard Granville (1803-1847), d’Odilon Redon (1840-1916), de Félicien Rops (1833-1898), de James Ensor (1860-1949), de Christian Boltanski (né en 1944), de Michel Journiac (1935-1995) ; il aime lire des textes anarchistes de Félix Fénéon (1861-1944)... Très souvent il observe les danses macabres du Moyen Âge.
En 1875, selon Baudelaire, Grandville a voulu « noter sous une forme plastique la succession des rêves et des cauchemars avec la précision d’un sténographe »... À Paris, noctambule, Rops hante les boulevards et les alcôves pour y découvrir les jeunes corps féminins de l’actualité.En 1878, il écrit : « Le nu d’aujourd’hui ne ressemble à nul autre. Il ne faut pas faire le sein de la Vénus de Milo, mais le sein de Tata qui est moins beau, mais qui est le sein du jour ». Les femmes sont, pour Félicien Rops, pour le « Beau Fély », les dévoreuses et les inspiratrices... L’autre peintre belge James Ensor est un sorcier insolent d’Ostende, le magicien des squelettes hoquetants et de ses masques « pourprés, azurés, nacrés, coquillés, huîtrés ». Ou bien Ensor rassemble la foule des masques disparates de L’Entrée du Christ à Bruxelles (1888) lorsque les banderoles inscrivent : « Charcutiers de Jérusalem... Mouvement flamand... Vive la Sociale... Fanfares doctrinaires... La Samarie reconnaissante... » Ainsi Ensor, Rops, Breughel, Rabelais, Pouppeville, d’autres, règlent les mascarades.

Gilbert Lascault

les livres de la petite pierre, on en parle...


 Roger Pierre Turine parle des livres de La Petite Pierre dans Arts Libre du 4 novembre 2020

stefan de jaeger · PROLONGATION


peanuts
stefan de jaeger
œuvres récentes
exposition du 19 octobre au 13 février 2021
visite dès le 2 décembre ou sur rendez-vous!


congés d’hiver du 22 décembre 2020 au 4 janvier 2021

présentation de « Mon oeil ! », textes Liberski Stefan De Jaeger dessins, aux éditions de la Pierre d’Alun. Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles

Tudieu Stefan de Jaeger le peintre t’aurais vu ça le mec hop hop il te klache ça zim boum paf vlam gauche droite taïaut d’assaut en avant toute vouf ça te fouchtra te coule de rouge puis là de noir de jaune de bleu de palsembleu de nom de bleu de haut en bas de bas en haut d’ici à là de but en blanc enfin de partout ça glicle ça crache ça fuse ça jette et t’éclabousse dans la caboche tu t’en souviens partout faut voir sa chemise dans quel état mon pauvre ami totale piquetée de piquetis pizzicati et ses tennis je te dis pas bonnes pour le bac enfin voilà il fait des trucs et des bazars ce gars-là il te pignoche des éclats de rose de mauve il te brosse des barres de vert là tout en-dessous du magenta et puis des crolles qui hop s’envolent et des zizis et des zozos des yeux des cieux des fentes des meufs des grappes des miches et des counous puis des chapi chapo des crottes des bottes des biques des orangettes des salut dis avec la main les pieds et des ratchas je ne sais pas quoi bon sang de bonsoir tu verrais ça des rogntudju et des soleils et puis du geste ah oui alors là ça oui du geste du geste du geste du geste de citrouille comment dis-tu de citron pardon qu’est-ce que j’ai dit j’ai dit citrouille aux temps pour moi un geste de citron voilà de poésie tu m’as compris surtout c’est là ben oui c’est là c’est fou combien c’est là cette peinture-là si ploum et ploum et tralala chez Marchetti voilà c’est dit toiles et papiers pierre et ciseaux comment dites-vous ah du blabla ça non je ne sais pas tant pis pour vous ne venez pas

Stefan Liberski

stefan de jaeger


peanuts
stefan de jaeger
œuvres récentes
exposition du 19 octobre au 19 décembre 2020
vernissage le lundi 19 octobre de 18 à 20 h 30

présentation de « Mon oeil ! », textes Liberski Stefan De Jaeger dessins, aux éditions de la Pierre d’Aun. Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles

Tudieu Stefan de Jaeger le peintre t’aurais vu ça le mec hop hop il te klache ça zim boum paf vlam gauche droite taïaut d’assaut en avant toute vouf ça te fouchtra te coule de rouge puis là de noir de jaune de bleu de palsembleu de nom de bleu de haut en bas de bas en haut d’ici à là de but en blanc enfin de partout ça glicle ça crache ça fuse ça jette et t’éclabousse dans la caboche tu t’en souviens partout faut voir sa chemise dans quel état mon pauvre ami totale piquetée de piquetis pizzicati et ses tennis je te dis pas bonnes pour le bac enfin voilà il fait des trucs et des bazars ce gars-là il te pignoche des éclats de rose de mauve il te brosse des barres de vert là tout en-dessous du magenta et puis des crolles qui hop s’envolent et des zizis et des zozos des yeux des cieux des fentes des meufs des grappes des miches et des counous puis des chapi chapo des crottes des bottes des biques des orangettes des salut dis avec la main les pieds et des ratchas je ne sais pas quoi bon sang de bonsoir tu verrais ça des rogntudju et des soleils et puis du geste ah oui alors là ça oui du geste du geste du geste du geste de citrouille comment dis-tu de citron pardon qu’est-ce que j’ai dit j’ai dit citrouille aux temps pour moi un geste de citron voilà de poésie tu m’as compris surtout c’est là ben oui c’est là c’est fou combien c’est là cette peinture-là si ploum et ploum et tralala chez Marchetti voilà c’est dit toiles et papiers pierre et ciseaux comment dites-vous ah du blabla ça non je ne sais pas tant pis pour vous ne venez pas

Stefan Liberski

pierre radisic, on en parle...

Voici le bel article de La Libre Culture de mercredi 26 août 2020 sur Pierre Radisic.
Il est signé par Jean-Marc Bodson. 

Pierre Radisic - La Libre Culture - mercredi 26 août 2020 - Jean-Marc Bodson

pierre radisic


éclats multiples
pierre radisic
photographies
exposition du 18 août au 17 octobre 2020
vernissage le lundi 24 août de 18 à 20 h 30
présentation de « L’instant décisif », textes de Georges Meurant, photographies de Pierre Radisic, dans la collection de La Petite Pierre aux éditions de La Pierre d’Alun.
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
nuit des galeries dans le cadre de parcours d’artistes
de 18 à 22 h le mercredi 30 septembre 2020


Comment introduire l’œuvre photo-graphique de Pierre Radisic, observateur infatigable et créateur prolifique, franc-tireur faisant feu de tous bois, iconoclaste provocateur et obsessionnel, bricoleur surréaliste, inclassable troublion ?
Au commencement était le Noir... et le Blanc... et la myriade de teintes de gris.
Au commencement était le corps, au commencement était le grain, la matière. Grain de peau, matière courbe et rebondie ou ferme et anguleuse, éclat du regard, reflets des textures, orifices comme autant de trous noirs, de régions inconnues. Le corps, tout est venu de là. Le corps comme émanation cosmique. Un monde qui s’accorde à nos désirs... un imaginaire qui jouit sans entrave... un plaisir partagé par le jeu des sens, jeu des formes, des contrastes et des couleurs, jeu des représentations et des fantasmes.
L’image devient tableau. Les formes et les couleurs, les ombres et les lumières s’organisent pour nous parler. La peinture a été une de ses principales sources de référence, l’Art pictural devenu l’Art photographique. De là sans doute cette constante esthétique. Même s’il affectionne le côté conceptuel de ses compositions, l’illusion d’optique et les interprétations qu’elles laissent à découvrir, la beauté formelle reste le fondement autour duquel tout viendra graviter.
Il en va de même pour la musique, son autre source d’inspiration. On retrouve cette idée de partition dans l’ensemble des images qu’il compose comme des séries, comme des séquences d’écriture picturale, sortes de variations sur un même thème. Une manière, peut-être, de vouloir dépasser l’instantané pour créer du mouvement, pour réaliser des partitions visuelles.
Pierre Radisic nous invite à explorer, à stimuler notre propre imaginaire, à laisser libre cours à nos interprétations voire à nous laisser « délirer ». À l’heure du cliché, du selfie et du « tout image » comme on dirait du « tout à l’égoût », l’œil et son point de vue sont à réinventer et la vision de Pierre Radisic pourrait nous y aider, nous aider à penser l’image autrement que comme un simple reflet de notre narcissisme ou comme une fabrique à souvenir...
Et Éros dans tout ça, me direz-vous ?
À la fois moteur et essence de sa création, carburant du plaisir et de la liberté artistique, le sexe est partout en filigrane...
Mais, en fin de compte, et si c’était plutôt une histoire d’œil ? Car c’est bien l’œil qui est au centre de l’aventure picturale de Pierre Radisic... l’œil qui voit et nous regarde.
Et ne dit-on pas « se rincer l’œil » ?
Tout est dans tout et réciproquement ?
Non peut-être!

Bernard Noël, mars 2020