alechinsky, on en parle...

article de bernard roisin à propos de l'exposition d’alechinsky au salon d'art dans le journal du médecin #2735

 article de bernard roisin à propos de l'exposition d’alechinsky au salon d'art dans le journal du médecin #2735


alechinsky, photos de l'exposition

 

alechinsky, photo de l'exposition au salon d'art 2022

alechinsky, photo de l'exposition au salon d'art 2022

alechinsky, photo de l'exposition au salon d'art 2022

alechinsky, photo de l'exposition au salon d'art 2022

alechinsky, photo de l'exposition au salon d'art 2022

alechinsky, photo de l'exposition au salon d'art 2022

alechinsky, photo de l'exposition au salon d'art 2022

alechinsky, photo de l'exposition au salon d'art 2022

alechinsky, photo de l'exposition au salon d'art 2022

alechinsky, on en parle...

article de alain delaunois à propos de l'exposition d’alechinsky au salon d'art dans l'éventail de novembre 2022

article de alain delaunois à propos de l'exposition d’alechinsky au salon d'art
dans l'éventail de novembre 2022


 

alechinsky, on en parle...

article de danièle gillemon à propos de l'exposition d’alechinsky au salon d'art dans le soir mad du mercredi 2 novembre 2022

article de danièle gillemon à propos de l'exposition d’alechinsky au salon d'art
dans le soir mad du mercredi 2 novembre 2022


 

alechinsky, on en parle...

 

article de gwenaëlle gribaumont dans colect aaa # 520

article de gwenaëlle gribaumont dans colect aaa # 520

alechinsky, on en parle...

 

article de danièle gillemon à propos de l'exposition d’alechinsky au salon d'art dans le soir mad du mercredi 2 novembre 2022

article de danièle gillemon à propos de l'exposition d’alechinsky au salon d'art
dans le soir mad du mercredi 2 novembre 2022

ATTENTION fin de l'exposition le samedi 17 décembre


pierre alechinsky

 

alechinsky, ultima, dessins peintures, exposition du 17 octobre au 17 décembre 2022 au salon d'art

ultima ?

alechinsky
peintures dessins
exposition du 17 octobre au 17 décembre 2022
vernissage le lundi 17 octobre de 18 à 20 h 30

Alechinsky, infatigable joueur de « l’un dans l’autre », peinture, dessin, gravure, écriture, s’est toujours livré, seul ou avec ses amis, au Test du titre. Pour les œuvres qu’il présente, il a saisi au vol une dénomination : Ultima... Mais suivi de ce (trop peu usité) point d’ironie qu’affectionnaient Picabia et les dadaïstes.
Alors qu’il s’apprête à passer le cap des 95 ans, et une date-anniversaire qu’à chaque automne l’artiste s’efforce, pas dupe, de contrarier d’un sourire narquois, Alechinsky laisse l’ombre derrière lui et regarde au devant. Le temps dans l’atelier doit générer le plaisir et l’exaltation de la recherche, l’attente de la découverte inattendue et sublimée, des nouvelles images nées du geste de la main sur le papier, la pierre lithographique, la plaque de cuivre ou quelque document d’un autre temps. Ne rien rejeter, surtout. Laisser infuser l’encre ou l’acrylique. Attendre, le temps est nécessaire, et y revenir. Pour adjoindre, ornementer, effacer, soustraire : faire tourner manège et la roue de la fortune, signe de connivence avec la si peu routinière Astrologie poétique de Léon-Paul Fargue.
On sait l’importance chez Alechinsky des sinuosités serpentines ambivalentes, de la circulation suggestive des courbes jaillissantes. Puissance ondulatoire de la forme circulaire, En vase clos : au loin un nordique Soleil de minuit, ici l’estampage d’un trou d’homme, là une hélice en mouvement, voire une roue d’imprimerie, naissant du papier froissé, sur un tondo plus tendu qu’un chromo.
L’œuvre d’Alechinsky se renouvelle dans son rapport à la durée et à l’imprévu qui en advient. Champ libre à l’imaginaire et à ses strates, d’hier et d’aujourd’hui. Les années de La Cambre, lorsqu’il grave en 1948 deux eaux-fortes en relief et lino pour Le Sens des Tarots, texte de Marcel Lecomte, aujourd’hui en cours de réédition, accompagné des « souvenotes » du peintre écrivain. Mais encore De l’eau de vie de 2022 : quelques essais de gravures, laissés là durant trois décennies, avant d’être prises, reprises et transformées par enchâssements, inclusions, superpositions, stries, marges et couleurs, assurant la fulgurance d’une métamorphose.
En ces temps d’une violence éprouvante, Alechinsky résiste, et se révèle loin d’avoir tiré la dernière lame de son tarot.

Alain Delaunois

yu hirai, on en parle...

article de michel verlinden à propos de l'exposition de yu hirai au salon d'art dans le vif 40 du jeudi 6 octobre 2022

article de michel verlinden à propos de l'exposition de yu hirai au salon d'art dans le vif 40 du jeudi 6 octobre 2022


glen baxter, on en parle...

Dans L'info culturelle de 8h30 par Fabrice Kada

L'info culturelle de 8h30 | Fabrice Kada 

glen baxter

glen baxter, on en parle...

juliette & victor #87

yu hirai

yu hirai, entre chien et loup, photographies, exposition du 16 août au 15 octobre 2022

entre chien et loup
yu hirai
photographies
exposition du 16 août au 15 octobre 2022
¡!¡!¡ vernissage le lundi 29 août de 18 à 20 h 30 ¡!¡!¡

Lorsque le jour baisse et que vient la nuit, toutes les lumières artificielles s’intensifient. Le moment précis de la rencontre de ces deux atmosphères colorées m’a toujours fascinée.
La toute première photographie de cette série date de 1997. Il s’agit de mon autoportrait dans l’intimité de mon studio à Berlin. Je suis devant une fenêtre ouverte, au crépuscule. Une lumière rouge, opaque, m’entoure et recouvre mon visage. Cet effet a été obtenu par une mise au point sur l’arrière-plan extérieur et non sur mon visage. Ce jeu de flou et de net est devenu par la suite mon modus operandi, même s’il m’a fallu plusieurs années pour mûrir ce qui allait devenir Entre chien et loup.
Dans cette série, la couleur bleu symbolise le monde extérieur, la réalité objective et l’inconnu. Le rouge, quant à lui, représente mes souvenirs, mes rêves, mon univers intérieur. Cette couleur a toujours évoqué pour moi l’idée de protection, de chaleur et de bien-être.
Au début des années 1980, à l’âge de vingt ans, j’ai quitté le Japon pour l’Europe. Depuis lors, j’ai vécu à l’étranger. Alors que je préparais les papiers nécessaires à mon départ, ma mère m’a appris que mon père n’était pas japonais. Ses parents à lui étaient des Coréens qui ont émigré au Japon durant la période du colonialisme nippon, sans doute dans les années 1920, mais je ne le sais pas vraiment. Pendant tout le temps de cet échange avec ma mère, mon père est resté caché derrière la porte.
C’est la découverte de ce passé qui m’a sensibilisée aux problèmes des minorités et des diasporas, aux nationalismes et aux questions identitaires. Je ne m’exprime pas directement sur ces sujets dans mon travail, mais ils sont au cœur de mes créations.
Mon père était présent, mais absent. Il a vécu avec nous, mais il faisait le vide autour de lui. C’est ce vide que je retrouve aujourd’hui dans l’absence de visage de mes portraits de la série Entre chien et loup. Ce visage sans trait est devenu le symbole des absurdités sociales et identitaires de notre monde.

Yu Hirai

glen baxter, on en parle...

 

article de jean bernard à propos de l'exposition de glen baxter au salon d'art dans la arts libre du mercredi 25 mai 2022
article de jean bernard à propos de l'exposition de glen baxter au salon d'art
dans la arts libre du mercredi 25 mai 2022

glen baxter


glen baxter, la vie d'artiste, œuvres, exposition du 9 mai au 16 juillet 2022, vernissage le lundi 16 mai de 18 à 20 h 30


la vie d’artiste
glen baxter
œuvres
exposition du 16 mai au 16 juillet 2022
¡!¡ vernissage le lundi 16 mai de 18 à 20 h 30 ¡!¡
présentation de « La vie d'artiste », de Glen Baxter aux Éditions de La Pierre d’Alun


The life of an artist

I was born in Hunslet, a tiny suburb of Leeds. Both my parents were working so I was sent to the local nursery.
At the end of my first term there, the teachers held an open day to celebrate the activities of the children. My parents came along to the event and noticed 3 large tables filled with lots of tiny clay figures.
“Which of these did our son Glen make?” asked my mother “These 2 tables” replied the teacher.
Warning bells were clearly sounding…
I carried on at school although these were difficult times. I had a stammer and my parents were worried it would affect my school work.
I remember one day my mother sent me off the local shops to buy a collar stud for my father’s shirt.
I was very nervous and as I set off to walk to the shops I began rehearsing my speech, trying various combinations of “Good Morning, I’d like to buy a collar stud please.”
Finally, I arrived at the entrance to the shop, and marched bravely in. The shop assistant stared at me from behind the counter. I managed to speak without a trace of a stammer.
The assistant looked at me in total astonishment after a long pause he said “I think you might like to try the shop next door”.
I turned to exit and then realized I was standing in a furniture shop.
I had been focussing so much on making my speech I had gone into the wrong shop.
I had said the correct words, but in the wrong place.
A few years later, when I went to art school I discovered the work of André Breton. He was describing surrealism and that’s when I realized I was already a surrealist at the age of 16.
I spent 5 years at art school and became fascinated by the paintings of Giorgio di Chirico and the collage novels of Max Ernst. At this time the art school was mainly focussed on abstraction and much of the work was a pastiche of American abstract expressionism.
I was much more intrigued by Dada & surrealism and Erik Satie’s notion of an artist’s life.
I seemed I was the right person in the wrong place.
I left art school, disillusioned and moved to live & work in London, where I began to write prose poems & make small drawings.
In 1974 I was invited by the American poets Larry Fagin & Ron Padgett to read my works at the Poetry Project in New York.
I stood before an audience at the legendary venue-St. Mark’s Church on the Lower East Side and I read my works.
The reaction was totally enthusiastic. I was in heaven.
The American writer and Oulipo Member, Harry Matthews came up to congratulate me.
Later that year I had my first exhibition of drawings at the Gotham Book Mart Gallery.
Somehow I had managed to combine images and words in a way that was definitely English though owes a great debt to the spirit of European surrealism.

Glen Baxter 2022
 
 
La vie d’artiste

Je suis né à Hunslet, un petit faubourg de Leeds. Comme mes deux parents travaillaient, j’ai fréquenté la crèche locale.
À la fin de mon premier trimestre, les enseignants ont organisé une journée portes ouvertes pour célébrer les activités des enfants. Mes parents sont venus à l’événement et ont remarqué trois grandes tables remplies de nombreuses figurines en argile. « Lequel de ces objets a fabriqué notre fils Glen ? » a demandé ma mère. « Ces deux tables. » a répondu l’enseignant.
Les sonnettes d’alarme ont clairement retenti...
J’ai continué à aller à l’école bien que ce soit une période difficile. Je bégayais et mes parents craignaient que cela n’affecte mon travail scolaire.
Je me souviens qu’un jour, ma mère m’a envoyé dans les magasins du coin pour acheter un bouton de col pour la chemise de mon père. Très nerveux, alors que je me dirigeais vers les commerces, j’ai commencé à répéter mon discours, testant différentes combinaisons de « Bonjour, je voudrais acheter un bouton de col, s’il vous plaît ».
Enfin, je suis arrivé à l’entrée du magasin où j’ai courageusement avancé. Le vendeur me fixait de derrière le comptoir. J’ai réussi à parler sans la moindre trace de bégaiement. L’assistant m’a regardé, totalement stupéfait. Après une longue pause, il dit : « Je pense que vous aimeriez essayer la boutique voisine. » Je me tournai pour sortir et réalisai que je me trouvais dans une boutique de meubles. J’étais tellement concentré sur mon discours que je m’étais trompé de magasin.
J’avais dit les bons mots, mais au mauvais endroit.
Quelques années plus tard, quand je suis allé à l’école d’art, j’ai découvert le travail d’André Breton. Il décrivait le surréalisme et, là, j’ai réalisé que j’étais déjà un surréaliste à l’âge de 16 ans.
J’ai passé 5 ans à l’école d’art et j’ai été fasciné par les peintures de Giorgio di Chirico et les romans-collages de Max Ernst. À cette époque, l’école se focalisait principalement sur l’abstraction et la plupart des travaux pastichaient l’expressionnisme abstrait américain. J’étais beaucoup plus intrigué par Dada et le surréalisme, ainsi que par la notion de vie d’artiste d’Erik Satie.
Il me semblait que j’étais la bonne personne au mauvais endroit.
J’ai quitté l’école d’art, désillusionné, et je suis parti vivre et travailler à Londres, où j’ai commencé à écrire des poèmes en prose et à faire de petits dessins.
En 1974, les poètes américains Larry Fagin et Ron Padgett m’ont invité à lire mes œuvres dans le cadre du Poetry Project à New York, devant un public réuni dans la légendaire église St Mark’s, dans le Lower East Side. La réaction a été totalement enthousiaste. J’étais au paradis. L’écrivain américain et membre de l’Oulipo, Harry Matthews, est venu me féliciter.
Plus tard, cette année-là, s’est ouverte ma première exposition de dessins à la Gotham Book Mart Gallery.
Bizarrement, j’avais réussi à combiner des images et des mots d’une manière qui était absolument anglaise, quoique devant beaucoup à l’esprit du surréalisme européen.

Glen Baxter 2022

simon outers

simon outers, arbo-naissance, œuvres récentes, exposition du 7 mars au 14 mai 2022 au salon d'art


arbo-naissance
simon outers
œuvres récentes
exposition du 7 mars au 14 mai 2022
vernissage le lundi 7 mars de 18 à 20 h 30
présentation de « Portraits de famille », de Jean-Luc & Simon Outers aux Éditions de La Pierre d’Alun


Simon Outers grave l’absence dans la présence. D’un trait vif qui décape le réel, il interroge des vies humaines, le mystère des arbres, les rencontres entre les premières et les seconds, il confronte des figures décentrées, des visages happés par des collages à la germination du végétal. La gravure est habitée par un temps long, frère de celui de la croissance des grands silencieux, les arbres. Si, aux yeux de l’artiste, l’humain n’est pas irreprésentable, il contrarie pourtant toute mise en image, mettant en crise la figuration. Les phénomènes du vivre qu’il explore avec un ensemble expérimental de techniques ressaisissent la sève unique qui anime la culture et la nature. Le disparu se dépose à la surface d’images complexifiées. Le regard de Simon Outers se fait tantôt ironique, tantôt poétique. Il campe un monde d’incertitude que seul son art de la composition arrime. Les portraits de famille, il les grave dans une mémoire qui noue le familial au géologique, la société à la genèse des existants. Le rapprochement entre le règne humain et le règne végétal s’opère par un agencement de l’espace qui réverbère les flux et les strates du temps. On pourrait parler d’une quête d’équivalence entre naissance des traits gravés et naissance d’un monde. Les réalités se fondent les unes dans les autres, des troncs d’arbres, des cimes luxuriantes se superposent à une constellation de visages. Le mouvement, l’élévation, la croissance vers le ciel, la couleur appartiennent aux arbres tandis que les visages sont souvent captifs d’une immobilité.
Victimes de la sixième extinction massive des espèces, des animaux sauvages n’apparaissent plus qu’en creux, découpés dans la forêt. De part et d’autre de l’image, surplombant les animaux laissés en blanc, Simon Outers dispose deux tableaux, l’un abritant des dessins miniatures du crocodile, du dromadaire, du lion et autres espèces, l’autre présentant des familles d’arbres. La civilisation des forêts plonge les sociétés humaines dans un mirage. Paysages délayés, passés dans un test de Rorschach, êtres saisis dans une sarabande chorégraphique… Sur une œuvre, nous voyons une fillette jouer à saute-mouton. L’œil de Simon Outers pratique un saute-mouton esthétique qui, jouant avec les brisures de symétrie, la disjonction des plans, évide le plein et relie le dispars.

Véronique Bergen