jacques charlier

jacques charlier, la raie des mots, œuvres récentes, exposition du 11 mars au 27 avril 2024, vernissage lundi 18 mars de 18 à 20 h 30 au salon d'art


Hommage à Thierry Michelet

la raie des mots
jacques charlier
œuvres récentes
exposition du 11 mars au 27 avril 2024
¡!¡vernissage le lundi 18 mars de 18 à 20h30¡!¡
congés du 29 avril au 11 mai 2024


Il suffit de quelques mots pour que tout se calme autour de nous,
Du moins pour un moment.
Ne serait-ce qu’un instant...
Les mots ont une résonance suscitant des images.

De leur enchevêtrement subsistent quelques pensées disparates.
Je m’empresse de les conserver avec précaution.
Elles ont favorisé chez moi la venue de chansons, de tableaux.
Et de bien d’autres choses.
Sans elles le monde serait sans histoire.
Il ne s’expliquerait pas comme on voudrait.
Lorsque Jean Marchetti m’a proposé une édition,
J’ai considéré que le format se prêtait à l’intimité de mes anciens poèmes.
D’où le désir d’en écrire de nouveaux.
Les petites peintures d’accompagnement s’y sont accolées
Au fur et à mesure, hors du temps et en même temps.
Un rêve de plus,
En vertu de la confiance qu’offre l’inattendu...

Rapetissée à l’abri d’une poche
ou exposée dans un salon,
la raie des mots
s’aligne sur la couleur des ondulations.

Jacques Charlier

glen baxter expose à grenoble

 

glen baxter du 15 février au 27 juillet 2024 au couvent sainte-cécile à grenoble

le salon d'art a le plaisir de vous annoncer
l'exposition de glen baxter
du 15 février au 27 juillet 2024
au couvent sainte-cécile à grenoble

ouvert du lundi au samedi
de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30

so british!
37 rue servan, 38000 grenoble
+33 476 887 575

clément jacques-vossen

 

clément jacques-vossen, cheval de bataille, œuvres récentes, exposition du 8 janvier au 24 février 2024, vernissage le lundi 22 de 18 à 20 h 30 au salon d'art

cheval de bataille
clément jacques-vossen
œuvres récentes
exposition du 8 janvier au 24 février 2024
¡!¡vernissage le lundi 22 janvier de 18 à 20h30¡!¡
congés du 26 février au 10 mars 2024


Pour qui en est instruit, l’héraldique présente bien des charmes dans l’emploi d’un vocabulaire singulier usant de formulations aussi curieuses qu’anachroniques afin de décrire les blasons. C’est qu’il faut savoir de quoi on parle; point de couleurs mais des émaux : Gueule, Azur, Sable, Sinople et Pourpre; point de jaune ou de blanc mais des métaux : l’Or ou l’Argent; point de figures mais des Meubles ou des Pièces...
Clément Jacques-Vossen, volontiers iconoclaste, enfourche son Cheval de Bataille et bouscule joyeusement mais sérieusement les pratiques de la peinture et celles de l’iconographie traditionnelle en se représentant à travers différents tableaux. Les autoportraits se succèdent comme le monstre de Frankenstein ou un golem à qui je donne vie avec des pouvoirs magiques.
Il y a, en effet, de la magie dans ces peintures; celle qui nous conduit à ne plus savoir précisément quel est l’objet représenté et celle qui perturbe le regard cherchant à décrypter les différents vocabulaires visuels entremêlés les uns aux autres.
Et quand, enfin, tout est confondu, heureux le mortel fort en Gueule, vêtu de Pourpre, allongé sur le Sable qui contemple l’Azur tandis que les Meubles, objets utiles, envahissent les Pièces et les vieilles Armoires rient de tant de faux secrets de famille; l’Écu par-dessus tête.

Ma passion pour l’âge des ténèbres, qui n’était pas si sombre, n’est pas encore terminée. (C. J-V.)

Laurent Busine

erró

erró, la belle rosine, peintures, aquarelles & collages, exposition du 13 novembre au 23 décembre 2023, vernissage le lundi 13 novembre de 18 à 20 h 30 au salon d'art

la belle rosine
erró
peintures, aquarelles & collages
exposition du 13 novembre au 23 décembre 2023
¡!¡vernissage le lundi 13 novembre de 18 à 20h¡!¡
congés de fin année du 24 décembre 2023 au 7 janvier 2024


J’ai eu la chance de faire la connaissance d’Erró en 2016 lors d’une exposition à la Fondation Folon. Ce fût une de ces belles rencontres que le métier de conservateur nous offre. Nous avons partagé quelques moments inoubliables. Qui le connaît apprécie son humour et sa générosité.
Quel message Erró nous adresse-t-il aujourd’hui avec cette interprétation de « La belle Rosine », incarnation de la jeunesse éphémère confrontée à la mort ? Nous savons que l’artiste islandais découpe sans relâche des documents issus de tous bords qu’il collecte et conserve soigneusement. Ils surgissent quelquefois des années plus tard. Cette nouvelle exposition à Bruxelles chez l’ami Marchetti était sans doute l’occasion de valoriser l’œuvre d’Antoine Wiertz. Erró se sent-il intime du peintre belge qui maniait la dérision et surtout s’inscrivait dans les combats philosophiques et politiques de son temps ?
Erró a construit un univers pictural composé d’une explosion de figures, de monstres grimaçants ou d’anti-héros issus de la conscience collective, dans un chaos visuel, reflet d’une époque bombardée d’images. Souvent, il assemble sa peinture à des collages issus de l’imagerie de la bande dessinée, du cinéma ou des arts plastiques. Leur rencontre incongrue crée la surprise. On pourrait y voir le principe d’isolement cher aux surréalistes mais ces rapprochements inattendus ne visent pas la même intention. Erró suggère une narration et propose une approche plus sémiotique, une réflexion sur l’impact de l’image. Il peut user de la même image dans un contexte différent qui va induire un tout autre sens. Tel un témoin, il s’attaque avec ironie aux sujets de société – surconsommation, fantasmes stéréotypés de la sexualité, fanatismes religieux – ainsi qu’à la politique et à l’histoire contemporaine en pointant du doigt les guerres, les totalitarismes, le racisme. « Je suis une sorte de chroniqueur, de reporter qui rassemblerait toutes les images du monde et... je suis là pour en faire la synthèse (1). »
Aujourd’hui, avec cette glorification de « La belle Rosine », l’artiste met en valeur le concept de vanité, représentation allégorique de la fragilité de la vie humaine ou celui de la danse macabre, principe d’égalité de tous devant la mort. Quoi qu’il en soit par ce dialogue entre le squelette et la jeune femme, il pose la question du temps et s’empare d’un vaste sujet philosophique : « Faire bien n’est qu’une question de temps (2). »

Stéphanie Angelroth

1 - Se non è vero è ben trovato, Éditions La Pierre d’Alun, 2012, p.13
2 - Antoine Wiertz, La belle Rosine, (1847), huile sur toile, 140 x 100 cm, Musée Wiertz, Bruxelles. Inscription sur le tableau voir : https://fine-arts-museum.be/fr/la-collection/antoine-wiertz-la-belle-rosine

benjamin monti, on en parle...

article de céline eloy à propos de l'exposition de benjamin monti au salon d'art dans flux (2023)

article de céline eloy à propos de l'exposition de benjamin monti au salon d'art dans flux news #92 (2023)

benjamin monti

 benjamin monti, gratte-papiers, œuvres, exposition du 2 octobre au 10 novembre 2023 au salon d'art

gratte-papiers
benjamin monti
œuvres
exposition du 2 octobre au 10 novembre 2023
vernissage le lundi 2 octobre de 18 à 20h30


Cher Benjamin, il y a quelques années te visitant à Liège, tu dessinais alors sur un pupitre d’écolier, ce qui m’avais surpris et au fond se justifiait. N’est-ce pas notre première et commune table de travail ? J’en ressentais le poids, le rappel à la contrainte, la mélancolie mais aussi la jubilation que l’on découvre à écrire, dessiner les lettres, colorier, découper, coller, toutes actions créatives qui naquirent sur ce meuble d’enfant. Chez bien des artistes l’enfance heureusement persiste et participe à la construction imprévisible et libre qui nourrit la vie.
Dessiner, est un terme générique bien vague, aussi l’as-tu affiné, rattaché à la spécificité de la plume et l’encrier, en rappel aux gratte-papiers et copistes d’hier et d’aujourd’hui. Tu accapares la couleur noire qui permet d’extraire tes propres démons! D’y associer l’espace de la page afin de provoquer des rencontres improbables ou parfaitement raisonnées, ainsi peux-tu bousculer l’ordre établi par de simples traits bien ajustés. Il en découle la possibilité d’introduire le rire, la colère, le sexe, les jeux de mains et de vilains! En somme le Monde, la Vie...
Ta passion pour l’imprimé sous toutes ses formes, ton insatiable appétit de collecter, rassembler, partager l’univers des revues, livres, fanzines, graphzines, bandes dessinées, catalogues en tous genres, cet éclectisme salvateur me réjouit, avec toi les encyclopédistes sont de retour...
La table lumineuse, réfléchit ta pensée, outil oh combien adapté à ton imaginaire, en même temps que tu t’exprimes, elle t’éclaire... Le dialogue dans tes derniers dessins s’anime par le mouvement mécanique, clés, ressorts, chariots, bagnoles, avions, locomotives, vélos, autos et motos, le cheval se décompose, l’escargot se chausse, petite dame et petit homme s’exhibent... Le revolver parfois en interrompt la féerie et le tintamarre. La fête ne devrait pas s’interrompre, la tête tourne, l’ivresse et le rire s’effacent, les ampoules s’éteignent... Le lendemain tout recommence.

Daniel Nadaud

beata szparagowska, on en parle...

article de jean-marc bodson à propos de l'exposition de beata szparagowska au salon d'art dans la arts libre du mercredi 6 septembre 2023
article de jean-marc bodson à propos de l'exposition de beata szparagowska au salon d'art dans arts libre du mercredi 6 septembre 2023

 

beata szparagowska

 

beata szparagowska, fantômes rétiniens, photographies, exposition du 22 août au 30 septembre 2023 au salon d'art

fantômes rétiniens

beata szparagowska

œuvres récentes

exposition du 22 août au 30 septembre 2023

vernissage le lundi 28 août de 18 à 20h30


Les rouleaux de films qui sommeillent au fond du tiroir. Depuis une année, parfois plus. Pas d’urgence, les images attendent patiemment d’être révélées et d’être vues.
Ressorties une nuit d’insomnie, la maison dort toujours, je n’entends que ma respiration dans l’obscurité quand je les glisse dans la cuve de développement. Puis, je vais à la cuisine, je la pose, la vaisselle non lavée à côté, il pleut dehors. Le rythme monotone des gestes, leur précision qui rassure.
L’odeur de la chimie, des produits qui s’écoulent dans la cuve. Le temps qui passe. L’alchimie. Parfois je fais quelques pas de danse avec la cuve entre les mains. Le chien se réveille, me regarde sans comprendre. Le dernier rinçage et ça y est. Je vais me coucher. Le matin, les films développés sont toujours là, secs, suspendus sur une corde à linge dans la cuisine. Je les regarde à la lumière du jour.
Des images se bousculent. Des instants, captés en mouvement lors de l’un ou l’autre voyage, à peine aperçus, des mauvaises herbes glanées au bord de la route pendant que le paysage défilait me reviennent des années plus tard et se dessinent maintenant avec précision sur la pellicule.
Un bateau découpe l’horizon. Une sirène lointaine. Le clapotis de l’eau. Les pas sur la neige. Le silence d’un lac glacé. Une joie soudaine. Un réverbère. Une rue vide. Le bourdonnement d’une mouche derrière le rideau. La douceur des draps. Le sommeil.
Ces derniers mois je dors à nouveau mieux. Mes nuits sont denses de rêves. Le jour, j’attends avec impatience l’arrivée du soir et du sommeil.
Dormir. Se glisser lentement dans l’eau froide. Pas après pas. Le cœur qui bat trop vite. Après un moment d’hésitation, plonger la tête. Un bref frisson et ça y est. Je suis de l’autre côté.
Des miettes éparpillées d’un carnaval oublié dessinent une toute nouvelle constellation.
Les cris des oiseaux deviennent bizarres. Une mouette me regarde dans son vol. Où suis-je maintenant ? L’eau est douce, rassurante. Le clapotis des vagues me berce, découpe le paysage aux alentours en mille morceaux. J’entends un rire. De quel côté vient-il ?
L’eau est sombre et dense comme du goudron. Immobile. Toujours ce rire. Je me réveille en nage. La respiration violente, comme si je sortais la tête hors de l’eau.
La persistance rétinienne. La lumière qui dessine des formes au fond de l’œil. La lumière qui noircit la pellicule, image après image. La lumière qui grave la mémoire. Qui se glisse sous les paupières dans les rêves.

Beata Szparagowska

anne desobry, on en parle...

 

article de jean bernard à propos de l'exposition de anne desobry au salon d'art dans la libre culture du mercredi 5 juillet 2023
article de jean bernard à propos de l'exposition de anne desobry
au salon d'art dans la libre culture du mercredi 5 juillet 2023

anne desobry, on en parle...

 

article de jean-marie wynants à propos de l'exposition de anne desobry au salon d'art dans le soir mad du mercredi 24 mai 2023

article de jean-marie wynants à propos de l'exposition de anne desobry au salon d'art dans le soir mad du mercredi 24 mai 2023

anne desobry

anne desobry, répétition(s), œuvres récentes, exposition du 15 mai au 15 juillet 2023, vernissage le lundi 15 mai de 18 à 20 h 30

répétition(s)

anne desobry

œuvres récentes

exposition du 15 mai au 15 juillet 2023

vernissage le lundi 15 mai de 18 à 20h30

congés d’été du 18 juillet au 21 août 2023



L’atelier est un cube blanc d’une vingtaine de mètres carrés densément peuplés. Gris, monochrome.
Des châssis en attente d’un côté, des tables qui semblent chacune avoir une fonction, une douzaine de ciseaux suspendus côte à côte, des agrafeuses, des boîtes rangées, des bocaux et produits accumulés, des pots à crayons et à pinceaux. Des images épinglées, superposées, apposées. Répétitions. Des piles de journaux. Des carnets. Des objets, en nombre et toujours regroupés. Un espace qui se crée par la mise en liens de petits riens. Un livre de G. Didi-Huberman : Quand les images prennent position. D’autres livres : Journal de travail de B. Brecht ; Et si je suis désespéré que voulez-vous que j’y fasse de G. Anders ; le Manuscrit de 1942 de W. Heisenberg ; ou des extraits de Kubark. Obnubilation. Idée fixe.
Surtout, des photos : une main tordue au sol, un loup, des forêts, des pelleteuses, des scènes de guerre ou de déboisement, une ville bombardée, une succession de visages de victimes ou d’accusés. Et des coupures de journaux, sans date, sans contexte. Parfois uniquement le titre d’un article découpé : « Au bord du vide ». Le tout en noir et blanc. Aucune couleur. Le bruit des guerres, le son en moins. La géographie de la destruction et le vacarme du monde pénètrent l’espace de l’atelier par touches d’images et de mots. Les camps, les goulags, la déportation, la torture, l’oubli. L’isolement, l’ailleurs, la fuite, le refuge, la solitude. Destruction par l’homme. Irrésolution. Répétitions de l’histoire.
Les peintures et dessins, aux murs et sur les tables. Les couleurs apparaissent alors, très souvent ternes – verts délavés et embrumés, gris chauds et poussiéreux, de grands aplats noirs –, parfois très vives – un jaune ou un vert presque purs, arbitraires. Anéantissement. Monochrome. Désolations.
La succession, la mise côte à côte, l’accumulation de traces suscitent quelque chose qui n’est pas dit. Fragments. (D)énonciation silencieuse.
Aucun visage n’est reconnaissable dans les œuvres. Terminées, en cours ou étapes de recherche, il est difficile de donner un statut à ces images. Elles sont simples, sans mise en scène, presque anecdotiques. Mais elles sont puissantes, toujours. Et évocatrices. Images simples, qui se lisent seules ou par associations. Répétition.
Un arbre isolé et ébranché. Des silhouettes fantomatiques qui avancent lentement vers un inexorable rien, coincées entre un ciel menaçant et une terre vide. Un pavé, écrasant. Un tas de décombres. Un micro. Un homme penché, bras dans le dos. Une cage. Des grilles. Des éléments architecturaux, détruits ou à l’inverse froids et immaculés. La reconstitution d’une coupure de journal, les mots en moins. Une montagne renversée. Des taches blanches, comme autant d’explosions aveuglantes. De la fumée. Des taches d’huile ou de sang. Quelques mains, tendues vers on se sait quoi, ou alors inertes. Une paire de lunettes brisée. Des oreilles. Empêchements.
Si les œuvres semblent muettes – pas une bouche, pas un œil n’est représenté –, l’évocation de la dévastation est partout. Vestiges. Témoin d’un saccage. Des oreilles, encore. Quand les images prennent position...
Répétition générale.

David Scheer

esteban moulin, on en parle...

article de roger pierre turine à propos de l'exposition de esteban moulin au salon d'art dans la arts libre du mercredi 15 mars 2023

article de roger pierre turine à propos de l'exposition de esteban moulin au salon d'art dans la arts libre du mercredi 15 mars 2023

esteban moulin

esteban moulin, plans de vol, œuvres récentes, exposition du 6 mars au 29 avril 2023 au salon d'art


plans de vol
esteban moulin
œuvres récentes 

exposition du 6 mars au 29 avril 2023
!¡! vernissage le lundi 13 mars de 18 à 20 h 30 !¡!
congés de printemps du 30 avril au 14 mai 2023

Dans ma peinture, l’espace non peint est le plein, c’est le monde visible.
Mon espace peint devient le vide, c’est le monde invisible.
Je joue avec le visible et l’invisible.
Le ciel est visible, il est rempli et je vais le vider par ma trace. Pour les yeux humains, la trace d’un avion de voltige est invisible et je vais la rendre visible à travers la calligraphie.
Comme peintre et calligraphe, je cherche et montre que l’objectif de cette trace, écrite par l’avion dans le ciel, est artistique. Ma calligraphie n’est pas immédiate, il y a une méditation intérieure et elle n’est pas aléatoire.
Elle est le résultat d’une succession linéaire très précise. Je sais où je vais commencer et où je vais terminer. Selon la trame de l’histoire que je vais raconter, je réfléchis au pinceau, à l’encre et au support que je vais utiliser.
J’adore le papier pour son côté pénétrant, la vitre pour sa translucidité, le plexi pour sa flexibilité, la fresque pour sa vision monumentale, la toile pour le grain qu’elle dégage.
Il y a une grammaire dans cette calligraphie, comme dans la voltige aérienne. Pour écrire une histoire, je suis comme le pilote qui utilise cet alphabet très particulier de figures, ce langage très codifié repris dans un dictionnaire : le code Aresti. Un programme de vol est composé d’une combinaison d’une dizaine à une vingtaine de figures. Les différents enchaînements de symboles donnent le caractère propre du rythme, du souffle et de l’énergie du vol. Quand je peins, j’exécute cette chorégraphie précise.
L’idée d’entamer ce parcours calligraphique m’est venue il y a une dizaine d’années. Juge dans une compétition, j’avais dans les mains un programme de voltige avec toutes les figures enchaînées. Comment pouvais-je réaliser cela en peinture ?
Le début de ce travail est également lié à mon expérience de pilote et à ce souvenir d’adolescence où mon père, pilote, me demandait de dessiner son vol sur une vitre.
Tous ces éléments m’ont permis d’accéder à cette nouvelle étape de mon travail artistique. Je suis un scribe du ciel et des pilotes.

Esteban Moulin

patrick van ghendt, on en parle...

article de jean-marie wynants à propos de l'exposition de patrick van ghendt au salon d'art dans le mad du mercredi 15 février 202

 

patrick van ghendt, on en parle...

article de gilles bechet sur patrick van ghendt au salon d'art.

[suivre le lien]


article de michel verlinden à propos de l'exposition de patrick van ghendt au salon d'art dans le vif du jeudi 2 février 2023

article de michel verlinden à propos de l'exposition de patrick van ghendt au salon d'art dans le vif du jeudi 2 février 2023


jonathan steelandt, on en parle...

 

jonathan steelandt
Article à propos de l'exposition de Jonathan Steelandt dans Le Vif numéro 35 du 2 septembre 2021

patrick van ghendt

 patrick van ghendt, entrevoir, estampes, exposition du 9 janvier au 4 mars 2023 au salon d'art



entrevoir
patrick van ghendt
estampes 

exposition du 9 janvier au 4 mars 2023
!¡! vernissage le lundi 23 janvier de 18 à 20h30 !¡!

Les deux dimensions, les encres et les teintes estampées sur papier, tout nous porte à croire qu'il s'agit ici de gravure mâtinée de photographie. Dès lors, comme cela se fait le plus souvent, on pourrait regarder ces œuvres de Patrick Van Ghendt en jaugeant le savoir-faire dont elles procèdent, en essayant de deviner ce qu'elles représentent, voire pour les plus experts d'entre nous, en tentant de mettre à jour les influences artistiques de leur auteur.
Leur facture, la façon de les présenter, mais aussi le contexte de la galerie, tout en fait nous incite à décrypter ces images, à en soupeser le sens ou les intentions, bref à les lire alors qu'il serait plus judicieux de simplement les voir.
Voir comme on le fait plus facilement avec les autres sens, en baissant la garde de l'intellect et en se laissant gagner par des sensations. Voir comme on le fait en fermant les yeux car c'est à cette condition que l'on reconnait – chacun a pu en faire l'expérience – non pas une quelconque réalité, mais plutôt le souvenir enfoui, si intime et si précieux, d'une impression fugace que celle-ci nous a un jour laissée.
Entrevoir en quelque sorte et pour cela, au préalable expérimenter.
Expérimenter les espaces ouverts par l'artiste, dans cette troisième dimension indissociable de sa pratique d'architecte. Y cheminer du regard, se faufiler dans les dédales pour y retrouver des fragments de vie flottant en deçà de la conscience. Mais aussi, filer droit dans la profondeur sans se soucier des cloisonnements successifs, la mémoire aux aguets, prête à débusquer ces impressions pures, non perverties par le langage, gravées profondément en nous par la lumière du temps où l'on ne pouvait rien nommer, du temps où l'on pouvait seulement ressentir.
Expérimenter ces images en se passant des mots et de leur poids de conventions. Expérimenter comme des enfants qui plissent leurs paupières face au soleil pour le seul plaisir des formes et, in fine, débouler dans une quatrième dimension insoupçonnée.

Jean-Marc Bodson