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koyuki kazahaya, on en parle...

 

article de jean bernard à propos de l'exposition de koyuki kazahaya au salon d'art dans arts libre du mercredi 12 février 2025

article de jean bernard à propos de l'exposition de koyuki kazahaya au salon d'art dans arts libre du mercredi 12 février 2025

koyuki kazahaya

 

koyuki kazahaya, titre, œuvres récentes, exposition du 6 janvier au 22 février 2025, vernissage le lundi 13 janvier de 18 à 20 h 30 au salon d'art

 

paysage intérieur
koyuki kazahaya
œuvres récentes
exposition du 6 janvier au 22 février 2025
vernissage le lundi 13 janvier de 18 à 20h30

Je suis née et j’ai grandi dans la ville de Tsukuba, préfecture d’Ibaraki, qui possède de nombreux sites naturels, tels que forêts, montagnes et lacs. Quand j’étais enfant, je jouais dehors et je respectais les arbres, les fleurs, les insectes et parfois je jouais sous la pluie et la neige. J’avais le sentiment que toutes les choses de la nature ont du pouvoir et de la vie et que tout ce qui m’entoure parle avec son propre souffle, ce qui est basé sur le culte de la nature et de l’animisme. Ce paysage intérieur a un effet sur mon travail artistique.
Je vis en Europe depuis plus de 10 ans. Ma première surprise lorsque je suis arrivée en Belgique, fut de constater que de nombreuses, cultures et religions différentes coexistent ici. Cela m’a également fait repenser à mes racines japonaises. Je réfléchis à mon propre contexte culturel en utilisant un point de vue extérieur. Je me connecte à la théorie selon laquelle une culture ne peut pas toujours être étudiée de l’intérieur. Pour moi, il était nécessaire de prendre du recul et d’adopter une perspective pour pouvoir la percevoir. Être immergée dans une autre culture, vivre à l’étranger, m’a permis de voir la mienne autrement et réaliser combien de choses m’étaient inconnues au Japon. Cela a fait naître ce projet dans lequel j’ai fait des recherches sur des sujets liés au paysage japonais. Il est inévitable d’échapper à son identité basée sur la culture, mais en même temps, je suis influencée par l’histoire de l’art occidental et l’immersion.
En parallèle, je poursuis mon projet Esprit de la forêt de 2021 qui porte sur les lieux sacrés, les sanctuaires japonais et la forêt, où les gens se rendent avec leurs propres pensées et souhaits. J’essaie de visualiser la présence divine, les esprits, les pensées et les sentiments des gens, transmis de génération en génération. Récemment, j’ai visité de nombreux sanctuaires au Japon dans le cadre de mes recherches sur le folklore et la culture.
C’est ma façon de convertir ce que j’ai vécu et vu, le plus important étant d’exprimer l’émotion et l’atmosphère des choses au-delà de l’image.
Koyuki Kazahaya

koyuki kazahaya, on en parle

article de michel verlinden à propos de l'exposition de koyuki kazahaya au salon d'art dans focus vif du jeudi 24 février 2022

michel verlinden à propos de l'exposition de koyuki kazahaya au salon d'art dans focus vif du jeudi 24 février 2022

koyuki kazahaya 風早小雪

koyuki kazahaya, lotus in mud, œuvres récentes, exposition du 10 janvier au 5 mars 2022, vernissage le lundi 24 janvier de 18 à 20 h 30

lotus in mud
koyuki kazahaya
風早小雪
œuvres récentes
exposition du 10 janvier au 5 mars 2022
vernissage le lundi 24 janvier de 18 à 20 h 30


“When you are small, everything in the world is life. Everything around us speaks to us with its own breath. The whole creation is a projection of myself and a shuddering presence that attacks me.
(Taro Okamoto)”.

Because of recent travel restrictions, I had to stay in Japan for about a year. This is the first time for me to stay in Japan for such a long time in the 8 years since I first came to Belgium to study. Being in Japan gives me a completely different feeling from Europe. In my daily life I can feel the change of the seasons in the trees, the flowers, the weather, the sounds and the smells, a sensation I had forgotten for a while, but which I took for granted as a child.
In my artwork, I use the topic of confrontation between humanity and nature. Japan is known for its natural disasters such as typhoons, earthquakes and tsunamis. This has been happening frequently since ancient times, nature and so animism has been present in many aspects of culture and daily life which means that everything in nature and certain objects have a spirit.
The series ‘spirit of the forest’ is based on the theme of a millenary forest with shrines which I recently visited. Many of the shrines still exist in the mountains and the sacred trees that protect them are still worshipped. It is a sacred place where people go with their own thoughts and wishes, and when you step into it, you feel a sense of tension and relief that is different from that of an ordinary forest. A sacred presence, spirits, the thoughts and feelings of people passed down from generation to generation.
There is an old Chinese proverb ‘Lotus in mud’. It means lotus grows beautiful flowers while growing in the mud, even if the surrounding (environment) is dirty, keep it clean without being stained. ‘Lotus in mud’ is a project about the blooming cycle of the lotus flower. The flower itself blooms for only about four days, then the petals fall off and the seeds are dropped, starting anew. Looking at this life circle, I feel as if it is a microcosm of human life. Flowers have special meaning, this can be seen not only in art, but also in literature, songs, and music. In different culture, sometimes people see parallelism between their own life and time and the life of flowers. There is a famous Waka (Japanese traditional poem) that says, “Flowers are ephemeral and fall so quickly but blooming year after year without change, human life is more impermanent.”
For these new series of my works, I want to create and show what I re-experienced about my own culture and background during my year back in Japan, and which new things I found during that time.

Koyuki Kazahaya 

 « Quand on est petit, tout dans le monde est vie. Tout ce qui nous entoure nous parle avec son propre souffle. La création entière est une projection de moi-même et une présence frémissante qui m'attaque. »
Taro Okamoto, 1911-1996

En raison des récentes restrictions de voyage, j’ai dû rester au Japon pendant environ un an. C’est la première fois que je suis restée aussi longtemps au Japon depuis mon départ, il y a 8 ans, afin d’étudier en Belgique. Le fait d’être au Japon m’a donné un sentiment complètement différent de l’Europe. Dans ma vie quotidienne, j’ai pu ressentir le changement des saisons dans les arbres, les fleurs, le temps, les sons et les odeurs, une sensation que j’avais oubliée depuis un certain temps, mais que je considérais comme acquise lorsque j’étais enfant.
Dans mes œuvres, j’utilise le thème de la confrontation entre l’humanité et la nature. Le Japon est connu pour ses catastrophes naturelles telles que les typhons, les tremblements de terre et les tsunamis. Cela se produit fréquemment depuis l’Antiquité, la nature et donc l’animisme sont présents dans de nombreux aspects de la culture et de la vie quotidienne, ce qui signifie que tout dans la nature et certains objets ont un esprit.
La série Spirit of the forest est basée sur le thème d’une forêt millénaire avec des sanctuaires que j’ai récemment visités. Beaucoup de ces sanctuaires existent encore dans les montagnes et les arbres sacrés qui les protègent sont toujours vénérés. Quand on pénètre dans ces lieux sacrés, où les gens se rendent avec leurs propres pensées et souhaits, on ressent une tension et un soulagement différents de ceux perçus dans une forêt ordinaire. Une présence sacrée, des esprits, les pensées et les sentiments des gens transmis de génération en génération.
Un vieux proverbe chinois dit « Lotus dans la boue ». Cela signifie que le lotus peut porter de belles fleurs, tout en poussant dans la boue. Même si l’environnement est sale, elles restent immaculées. Le projet « Lotus dans la boue » porte sur le cycle de floraison du lotus qui dure quatre jours environ, ensuite les pétales tombent et les graines sont déposées pour un nouveau départ. En regardant ce cycle de vie, j’ai l’impression qu’il s’agit d’un microcosme de la vie humaine. Les fleurs ont une signification particulière que l’on retrouve non seulement dans l’art, mais aussi dans la littérature, les chansons et la musique. Dans différentes cultures, les gens voient parfois un parallélisme entre leur propre vie, leur époque et la vie des fleurs. Il existe un célèbre Waka (poème traditionnel japonais) qui dit : « Les fleurs sont éphémères et tombent si vite, mais en fleurissant année après année sans changement, la vie humaine est plus impermanente. »
Par ces nouvelles œuvres, je veux créer et montrer ce que j’ai revécu de ma propre culture, de mes souvenirs et émotions durant cette année contrainte au Japon.

Koyuki Kazahaya


koyuki kazahaya


Embassy of Japan in Belgium
Japan Information and Cultural Centre of the Embassy of Japan in Belgium
Rue Van Maerlant/Van Maerlantstraat 1 - 1040 Bruxelles/Brussel - 02 513 23 40
www.be.emb-japan.go.jp

presents
Transient Landscapes

koyuki kazahaya
風早小雪

2-20 September 2019
Opening on 2 September (Monday) 18-20 h

Please make a reservation at: info@bx.mofa.go.jp (Free admission) Opening hours: 9:15-12:30, 13:30-17:00 (Monday – Friday)

Information about art works, please contact to

le salon d'art

rue de l’hôtel des monnaies, 81 - 1060 bruxelles - 02 537 65 40
lesalondart@skynet.be - www.lesalondart.be