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camille de taeye

camille de taeye estampes, peintures et dessins

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camille de taeye
estampes, peintures et dessins
exposition du 10 mai au 10 juillet 2021
vernissage le lundi 10 mai de 18 à 20 h 30

présentation de « L’œuvre estampé de Camille De Taeye », texte de Georges Meurant aux Éditions de La Pierre d’Alun.
Avec le soutien du Fonds Camille De Taeye à la Fondation Roi Bauduin.
Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles

congés annuels du 12 juillet au 16 août 2021

J’ai aimé Camille De Taeye, comme sans doute la plupart de ceux qui l’ont connu. Il fut un bon vivant, fin cuisinier et plaisant convive, ouvert et généreux, un géant respectueux d’autrui, droit libre penseur a l’humour corrosif. Excellent enseignant aux dires de quelques de ses étudiants qui furent aussi les miens, il démissionna par conviction de ses fonctions de professeur de peinture à l’École des Arts Constantin Meunier d’Etterbeek où il exerça le soir de 1981 à 1991, puis de 1992 à 1999 le jour à l’École nationale supérieure des Arts visuels de La Cambre.
De Taeye se disait dessinateur, lithographe et peintre. — Les affaires reprennent aimait-il répéter à la vente d’une de ses œuvres. L’inventaire de ses dessins et peintures, éparpillés en grand nombre durant un demi-siècle à travers une multitude d’expositions, n’en est qu’à ses débuts. Mais j’ai pu dès à présent établir le catalogue raisonné de ses estampes, sans grand risque d’erreur ou d’oubli. Quelques apories apparues dans ses archives ont été comblées par ses imprimeurs, les collections de particuliers et les recensions de ventes publiques.
L’œuvre lithographié constitue l’essentiel de son investissement dans l’édition de multiples originaux, qui comporte une composition sur zinc et quatre-vingt-six sur pierre (plus de deux mille deux cents épreuves tirées par lui-même, plus de neuf cents par des imprimeurs). Deux dessins sur pierre ont été encrés mais pas édités et un troisième n’a été ni fixé ni imprimé. Dix-neuf pointes-sèches sur cuivre ont précédé cet ensemble (vingt-huit épreuves connues tirées par lui-même) et vingt-quatre sérigraphies l’ont complété (deux mille épreuves tirées par des imprimeurs).
Cet œuvre sur papier peu diffusé demeure relativement peu connu. Le Salon d’Art en présente le catalogue. L’exposition qui l’accompagne contribuera au coût de cette édition richement illustrée, ainsi qu’au Fonds Camille De Taeye, par la mise en vente de quelques de ses dessins de montagne et peintures ainsi que de lithos qu’il a rehaussées en couleurs au crayon, à l’aquarelle et/ou la gouache.

Georges Meurant

pierre radisic


éclats multiples
pierre radisic
photographies
exposition du 18 août au 17 octobre 2020
vernissage le lundi 24 août de 18 à 20 h 30
présentation de « L’instant décisif », textes de Georges Meurant, photographies de Pierre Radisic, dans la collection de La Petite Pierre aux éditions de La Pierre d’Alun.
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
nuit des galeries dans le cadre de parcours d’artistes
de 18 à 22 h le mercredi 30 septembre 2020


Comment introduire l’œuvre photo-graphique de Pierre Radisic, observateur infatigable et créateur prolifique, franc-tireur faisant feu de tous bois, iconoclaste provocateur et obsessionnel, bricoleur surréaliste, inclassable troublion ?
Au commencement était le Noir... et le Blanc... et la myriade de teintes de gris.
Au commencement était le corps, au commencement était le grain, la matière. Grain de peau, matière courbe et rebondie ou ferme et anguleuse, éclat du regard, reflets des textures, orifices comme autant de trous noirs, de régions inconnues. Le corps, tout est venu de là. Le corps comme émanation cosmique. Un monde qui s’accorde à nos désirs... un imaginaire qui jouit sans entrave... un plaisir partagé par le jeu des sens, jeu des formes, des contrastes et des couleurs, jeu des représentations et des fantasmes.
L’image devient tableau. Les formes et les couleurs, les ombres et les lumières s’organisent pour nous parler. La peinture a été une de ses principales sources de référence, l’Art pictural devenu l’Art photographique. De là sans doute cette constante esthétique. Même s’il affectionne le côté conceptuel de ses compositions, l’illusion d’optique et les interprétations qu’elles laissent à découvrir, la beauté formelle reste le fondement autour duquel tout viendra graviter.
Il en va de même pour la musique, son autre source d’inspiration. On retrouve cette idée de partition dans l’ensemble des images qu’il compose comme des séries, comme des séquences d’écriture picturale, sortes de variations sur un même thème. Une manière, peut-être, de vouloir dépasser l’instantané pour créer du mouvement, pour réaliser des partitions visuelles.
Pierre Radisic nous invite à explorer, à stimuler notre propre imaginaire, à laisser libre cours à nos interprétations voire à nous laisser « délirer ». À l’heure du cliché, du selfie et du « tout image » comme on dirait du « tout à l’égoût », l’œil et son point de vue sont à réinventer et la vision de Pierre Radisic pourrait nous y aider, nous aider à penser l’image autrement que comme un simple reflet de notre narcissisme ou comme une fabrique à souvenir...
Et Éros dans tout ça, me direz-vous ?
À la fois moteur et essence de sa création, carburant du plaisir et de la liberté artistique, le sexe est partout en filigrane...
Mais, en fin de compte, et si c’était plutôt une histoire d’œil ? Car c’est bien l’œil qui est au centre de l’aventure picturale de Pierre Radisic... l’œil qui voit et nous regarde.
Et ne dit-on pas « se rincer l’œil » ?
Tout est dans tout et réciproquement ?
Non peut-être!

Bernard Noël, mars 2020